« Sexe et pouvoir »… L’expression semble gravée dans le marbre, presque aussi ancienne que l’histoire elle-même, et ces deux termes se regardent dans le miroir comme des doubles métaphoriques. Dans notre inconscient collectif, ils renvoient aux mêmes enjeux : à la conquête de l’autre ou des autres, à l’exercice et à la conservation de son propre pouvoir, dans le lit ou sur la scène politique. Les multiples maîtresses de Louis XIV sont ainsi considérées comme la manifestation éclatante de la puissance et de la grandeur du souverain, témoignant de sa vitalité, donc de celle de la société française. A contrario, l’impuissance réelle ou fantasmée de Louis XVI sera vécue comme une honte collective, dont la faute en revient à Marie-Antoinette, l’« Autri-chienne » ! Le rapport entre sexe et pouvoir peut aussi prendre une forme institutionnelle, celle du gynécée de la Chine ancienne ou du harem ottoman, viviers de concubines, organisés selon une hiérarchie et une administration implacables.

Instrument de conquête, de domination et de propagande, le « sexe » est aussi une arme politique au service des morales les plus conservatrices, une arme toujours utile pour critiquer, dénoncer les puissants ou régler des comptes partisans, quitte à déformer la réalité historique jusqu’à la rendre accessoire. Les principales victimes en ont été les femmes. Au VIe siècle, l’historien byzantin Procope de Césarée multiplie les récits orduriers, le plus souvent mensongers, sur la jeunesse de l’impératrice Théodora. Au début du XVIIe siècle, l’auteur mystérieux du Divorce Satyrique s’acharne, dans un délire verbal surréaliste, sur la « Reine Margot », « haut de chausse à trois culs ». Mais derrière ces femmes, c’est toujours le souverain – l’Homme – qui est visé, qu’il s’agisse de Justinien ou d’Henri IV, et c’est son régime qui est accusé de sombrer dans la pornocratie, le « gouvernement des courtisanes ». Avec le développement des médias au XXe siècle, rares sont les dirigeant(e)s à échapper à ces attaques. Il faudra la surveillance zélée du FBI pour maintenir plus ou moins confidentielles, les multiples liaisons – toujours dangereuses – de J. F. Kennedy. Et les photographies de Stanley Tretick feront le reste, figeant pour l’éternité l’image d’un président modèle, mari fidèle et bon père de famille.

« Sexe et pouvoir ». Cette expression magnétique est finalement une icône qui reflète nos fantasmes et nos frustrations. Elle interroge notre difficulté à concilier une conception mystique du pouvoir politique et une représentation de la sexualité, forcément corruptrice. Les affaires du Sofitel de New York, du Carlton de Lille, des soirées bunga bunga de Sardaigne et du « GayetGate »ont rouvert la boîte à images… Que nous disent-elles sur notre époque et sur nous-mêmes ?

Antoine Auger

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« Sex and Power » … The sentence appears as set in stone, almost as old as the history itself, and these two words look at each other in the mirror as metaphorical doubles. In our collective unconscious, they refer to the same issues: to the conquest of the other or others, to the exercise and preservation of ones own power, in bed or on the political scene. The multiple mistresses of Louis XIV are thus regarded as the shining example of the sovereign’s power and greatness, reflecting his vitality, so the one of the French society. In contrast, the real or imagined impotence of Louis XVI is seen as a collective shame, the fault lying with Marie- Antoinette, the « Autri-chienne”! The relationship between sex and power can also take an institutional form, with the gynoecium of ancient China or the Ottoman harem, breeding ground of concubines, organized according to a hierarchy and an implacable administration.

Instrument of conquest, domination and propaganda « sex » is also a political weapon in the service of the most conservative morals, a weapon always useful to criticize, denounce the influential or settle partisans’ scores, even distort the historical reality, until making it accessory. The main victims of it have been women. In the sixth century, the Byzantine historian Procopius of Caesarea multiplies filthy stories, most often lies, on the youth of the Empress Theodora. In the early seventeenth century, the mysterious author of the “Divorce Satyrique” took it out, in a surreal verbal delirium, on the  » Queen Margot « , « three asses breeches ». But behind these women, it is always the sovereign – the Man – who is targeted, whether they are Justinian or Henri IV, and that’s his regime which is accused of falling into pornocracy, the « courtesans’ government ». With the development of media in the twentieth century, very few leaders escape these attacks. It will need the zealous FBI surveillance to maintain more or less confidential, the multiple affairs – always dangerous – of J. F. Kennedy. And the photographs of Stanley Tretick will do the rest, fixing for eternity the image of a model president, faithful husband and good father.

« Sex and Power ». This magnetic expression is ultimately an icon that reflects our fantasies and frustrations. It questions our difficulty to reconcile a mystical conception of political power and representation of sexuality, inevitably corrupting. The affairs of the New York Sofitel, of the Lille Carlton, the bunga bunga parties in Sardinia and the « GayetGate »have reopened the pictures box… What do they say on our time and ourselves?

Antoine Auger

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CHAMBRES DES DEPUTES // CHAMBER OF DEPUTIES

DEPUTE

A l’image de la récente affaire du « Sofitel » qui a tant secoué la France, l’oeuvre de LUNa entend condamner les filiations qui préexistent entre la mécanique sexuelle et le pouvoir affilié aux plus hautes fonctions du gouvernement.

Plus qu’une œuvre, un symbole ! La jeune femme que l’on peut percevoir dans une position d’attente lascive et bien suggestive donne à faire infléchir nos pensées sur la dépendance dont se servent les hauts gradés issus du corps politique. Usant d’un jeu de mot explicite, l’artiste entre directement en filiation avec l’oeuvre de Marcel Duchamp qui fomenta en son temps sa « Fresh Widows » (jeu de mot signifiant en français Veuve impudente) et dont les vitres furent remplacés par des panneaux de cuir. Mais ici, la captation du réel est plus équivoque : telle une fenêtre sur cour, l’homme devient ce regardeur complice des sinistres.

L’œuvre Chambre des députés n’est donc plus aussi opaque que le ready-made aidé de Duchamp, elle est claire, cristalline mais aussi dénonciatrice.

Bien plus que le simple point de vue formaté d’Edward Hopper, La Chambre des députés devient un lupanar à grande échelle, variation de notre monde actuel, placé sous les fenêtres de notre belle Assemblée nationale.

LUNa

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Just like the recent « Sofitel » case that shook France that much, the work of LUNa aims at condemning preexisting derivations between sexual mechanics and the power affiliated to the highest functions of government.

More than work, a symbol! The young woman who can be perceived in a lascivious and suggestive waiting position well gives to inflect our thoughts on the dependency that is used by senior officers from the politic corps. Using an explicit play in words, the artist directly derive from the work of Marcel Duchamp, who fomented in his time his « Fresh Widows » and whose windows were replaced by leather panels. But here, the reality recording is more equivocal and as a window overlooking the courtyard, man becomes the accomplice viewer of the sinister.

The work Chamber of Deputies is no longer as opaque as the assisted ready-made of Duchamp, it is clear but also whistleblower and much more than the simple formatted point of view of Edward Hopper.

The Chamber of Deputies then becomes a large-scale brothel, variation of our today’s world, placed under the windows of our beautiful National Assembly.

LUNa

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CONQUETE// CONQUEST

CONQUETE1
CONQUETE – collage numérique
 

L’entremêlement des corps ploie sous le lot des significations. L’illustration de Thea Lacombe est un vaste hommage aux images libertines propre au XVIIIème siècle bien qu’elle s’insère, grâce à un découpage étudié, dans notre contemporanéité.

Les symboles fondus dans le décorum rococo de ces chairs incandescentes nous mettent directement sur la voie. Nous sommes devant le grand péché originel, volontairement indiqué par le serpent et la figure du loup qui semble vouloir dévorer les proies soumises à cette innocence sensuelle. La composition serpentine qui suit le reptile renforce la symbolique issue des ombres de la géhenne. Souvent opposé au Dieu, au héros salvateur, le serpent qui enveloppe la nubile est une métamorphose étendue de cette domination de l’esprit sur le corps. L’alliage de peau ainsi redécouvert s’ouvre sur une nouvelle tragédie : celle d’une perte de nos repères face au pouvoir logé dans l’obscurité moderne.

THEA LACOMBE

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The intermingling of bodies bends under the lot of meanings. The illustration is a huge tribute to the libertine pictures of the eighteenth century, although it is, by a studied cutting, a part of our contemporaneity.

The symbols faded in the rococo decorum of these incandescent fleshes put us directly on track. We are faced with the great original sin, voluntarily indicated by the serpent and the wolf figure that seems wanting to devour the preys subjected to this sensual innocence.

The serpentine composition following the reptile reinforces the symbolic coming from the shadows of Gehenna. Often opposed to God, the saving hero, the snake wrapping the nubile is an extended metamorphosis of this domination of the mind over the body. The rediscovered skin alloy opens a new tragedy: the loss of our landmarks against the power housed in modern darkness.

THEA LACOMBE

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GLIMPY

« Si une balle devait traverser mon cerveau, laissez-la briser aussi toutes les portes de placard ». Cette phrase pleine de prémonitions est extraite de longs enregistrements réalisés par Harvey Milk en prévision d’actes malveillants qui auraient pu être menés à son encontre (ce qui s’avèrera tragiquement être le cas en 1978).

Mais affirmons d’emblée que la vidéo présenté pour la revue Combine, ne se veut pas être une réflexion circonscrite à « Glimpy » – surnom donné à Harvey Milk – qui se distinguera très rapidement comme un meneur de la communauté homosexuelle de San Francisco et à ce titre se battra pour faire reconnaître les droits des gays auprès de la mairie.

Non, cette œuvre se veut être la métaphore de la marche en avant d’un lent et parfois douloureux processus visant à (r)établir une certaine conception du pouvoir. Il est vrai que même si la sexualité et le pouvoir ont amorcé leurs relations, souvent tumultueuses, il y a déjà bien longtemps, leur « mise à l’honneur » dans l’espace public est relativement récente.

« Glimpy » est une mosaïque active et mouvante de petites briques qui viendront consolider l’édification d’une société où les relations entre sexualité et pouvoir ne soulèveront plus de questions inutiles.

FRANCK TALE

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« If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door ». This sentence full of premonitions is extracted from long recordings made by Harvey Milk in anticipation of malicious acts that could be done against him (which tragically prove to be the case in 1978).

But let’s assert straightaway that the video submitted for Combine review, is not intended to be a reflection confined to « Glimpy » – the nickname given to Harvey Milk – who will stand very quickly as a leader of the gay community in San Francisco and will fight as such to gain recognition to the gay rights to the city council.

No, this work aims to be the metaphor of the forward motion of a slow and sometimes painful process of (re)establish a certain conception of power. It is true that even if sexuality and power began their relationship, often tumultuous, a long time ago, their public recognition is relatively recent.

« Glimpy » is an active and moving mosaic of small bricks that will strengthen the building of a society where relationships between sexuality and power will no more raise unnecessary questions.

FRANCK TALE

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KONSTRUCTION

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Cette allégorie du mythe viril est-elle aussi féconde qu’on le pense ? L’élévation de certaines architectures et autres projets serait-elle attachée à l’autorité de celui qui dirige un empire ou serait-elle plus simplement l’attribut d’un sexe fort qui domine encore et toujours ?

L’œuvre « Konstruction » singe le rapport qui lie le sexe et les projets imposants associés au pouvoir. L’érection d’une tour, d’un musée, d’un projet architectural relève bien souvent d’un message ambiguë. Chaque président depuis la Vème République a souhaité édifier sa tour de Babel[1] ; une lubie qui, au final, expose l’égocentrisme de nos dirigeants. Par l’emblème de cette tour où sont projetés des images de chefs d’Etat Français, « Konstruction » dénonce cette maussade volonté d’hégémonie. Cette structure élevée tel un phallus géant représente les idées de ces personnalités publics perturbées par leur devoir de mémoire. Quel sera le projet le plus ambitieux, le plus grandiose ? Non plus une question de taille mais une question de souveraineté insidieuse…

FREDERIC LEMOINET


[1] Georges Pompidou et le Musée d’Art Moderne (Beaubourg), Valéry Giscard d’Estaing et le Musée d’Orsay, François Mitterrand et la BNF, les Pyramides de Pei ; Jacques Chirac et le Quai Branly, Nicolas Sarkozy et son Musée d’Histoire de France. François Hollande, quant à lui, réfléchirait en ce moment même à son implantation dans l’histoire…
 

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This installation, allegory of the manly myth is it as fertile as we think? Would the elevation of certain architectures and other projects be attached to the authority of the one who directs an empire or would it be more simply the attribute of a strong sex yet and still dominating?

The work « Konstruction » apes the interrelationship between sex and massive projects associated with power. The erection of a tower, a museum, an architectural project is often an ambiguous message. Every president since the Fifth Republic wanted to build his tower of Babel1, a whim that, in the end, exposes with affront the selfishness of our leaders.

Through the emblem of the tower on which are projected images of French heads of state, « Konstruction » denounces this sullen desire for hegemony related to power. This structure raised like a giant phallus is nothing but the brothel of the ideas of these public figures affected by their duty of memory. Which one will be the most ambitious, the most impressive? Not a matter of size anymore, but a matter of insidious sovereignty…

FREDERIC LEMOINET

[1] Georges Pompidou et le Musée d’Art Moderne (Beaubourg), Valéry Giscard d’Estaing et le Musée d’Orsay, François Mitterrand et la BNF, les Pyramides de Pei ; Jacques Chirac et le Quai Branly, Nicolas Sarkozy et son Musée d’Histoire de France. François Hollande, quant à lui, réfléchirait en ce moment même à son implantation dans l’histoire…

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DE LA SIMPLIFICATION HEGEMONIQUE

ISSUE DU SEUL DROIT DES PHALLOCRATES

HYPOCRITES //

THE HEGEMONIC SIMPLIFICATION

EMANATING FROM THE SOLE RIGHT OF THE HYPOCRITE MALE

CHAUVINISTS

SIMPLIFICATION
Depuis la nuit des temps et jusqu’à la récente libération sexuelle, l’homme s’est arrogé tous les droits. Autorisé par sa seule force physique (l’appoint même des dommages collatéraux de sa domination sexuelle), il a tiré (le plus souvent même en tyran) les ficelles du monde et a laissé de côté les belles notions que sont l’égalité et la fraternité.

Dans ces gravures anciennes auxquelles l’artiste a ajouté un phallus érigé, c’est toute l’insanité sexuelle propre aux hommes de pouvoir qui nous est montré. Dans ces images, en tout point conforme à l’idée que l’on se fait de l’homme de pouvoir, on peut y voir une critique du système hégémonique masculin souvent incarné par ses criminels du soit-disant « sexe faible ». Leurs statures et positions dans le monde s’en trouvent réduits à leurs seuls attributs. L’iconographie rehaussée de feutre noir du membre grotesque permet en outre d’édifier un contre-pouvoir et de dénoncer les affres d’une histoire le plus souvent dirigée par l’homme.

LAURENT GRASSET

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Since time immemorial until the recent sexual emancipation, man has assumed all rights. Authorized by its sole physical strength (the very amount of the collateral damages of his sexual domination), he pulled (most often as a tyrant) the strings of the world and has left aside the beautiful notions of equality and brotherhood.

In these ancient prints on which the artist has added an erected phallus, it is the whole sexual insanity of men of authority that is revealed. In these pictures, entirely consistent with the idea that we have of man of authority, we can see a criticism of the male hegemonic system often embodied by its criminals of the weaker sex. Their statures and positions in the world are reduced to their unique attributes. The iconography enhanced with the black felt of the grotesque member also permits to build a counter-power and denounce the pangs of history most often led by men.

LAURENT GRASSET

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REVENGE

Le fondement de la vidéo réalisée pour Combine est clairement d’évoquer la prostitution. Mais entendons nous bien, il ne s’agit pas d’aborder la notion sous sa définition communément admise ou d’en faire une exploration. Pour l’artiste, l’idée qui prime est avant tout de mettre en perspective la prostitution comme la manifestation d’une libido du Moi – une sexualité totalement narcissique qui se veut être un instrument de son propre pouvoir, voire même d’une certaine idée de domination.

Elle fait écho à une réalité dans laquelle le seul moyen pour le protagoniste d’exprimer tout le ressentiment qu’il porte envers ses parents passe par une sorte d’expression corporelle monétisée dont lui seul est le maitre d’œuvre.

Une vidéo comme une fuite instinctive devant l’impossibilité de communiquer.

ULRICH TURAK

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The founding principle of the video made for Combine is clearly to mention prostitution. But let us be clear, it is not addressing the concept in its commonly accepted definition or making an exploration. For the artist, the idea that takes precedence over everything is primarily to put into perspective prostitution as a manifestation of an Ego libido – a totally narcissistic sexuality which is meant to be an instrument of ones own power, even a certain idea of domination.

It echoes a reality in which the only way for the protagonist to express any resentment he feels towards his parents is through a kind of body language monetized for which he is the only prime contractor.

A video as an instinctive escape in front of the inability to communicate.

ULRICH TURAK

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MME // MRS

MM

Cette lettre, dans la tradition du mouvement Art and Langage prétend déplacer le simple discours de courtoisie par une élocution reflétant au plus degré les afféteries liés à la séduction.

Les statistique exposent une réalité peu avouable : Au contraire des hommes “ Une belle femme a un avenir professionnel plus prometteur qu’une femme laide”. La lettre adressée à une directrice d’institution, réécrite dans un style allusif et enjôleur permet ainsi de déconstruire les modèles du genre. En usant à outrance de son charme, l’artiste vise les derives du corps social à travers une sémantique riche de sous-entendus comme en témoigne ce passage “La vigueur de l’exposé ne se soustraira jamais à l’évidence de la perception”. Les hiérarchies sont abolies et le pouvoir exposé vogue ainsi à l’intérieur de notre propre dualité.

MATEO CLAUSSE

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This letter, in the tradition of the Art and Language movement claims to move the simple courtesy speech through an elocution reflecting, at the highest level, the affectations related to seduction.

The statistics expose a little avouable reality: Unlike men « A beautiful woman has a more promising future career than an ugly woman. » The letter addressed to a director of an institution, rewritten in a flirtatious and allusive style thus allows deconstructing the genre’s models. By using excessively of her charm, the artist aims at the abuses of the social body through a semantics rich of hints, as evidenced by this passage « The strength of the presentation will never subtract to the obviousness of the perception ». The hierarchies are thereby conceptually abolished and the powers shown thus move within our own duality.

MATEO CLAUSSE